UCFR
Adaptation, Intégration et
Vie Scolaire
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Le projet d’établissement
I-La notion de projet
Elle constitue aujourd’hui une notion centrale dans l’éducation
nationale.
Elle désigne un mode de gestion de l’établissement
scolaire et s’inscrit dans une dynamique de tensions entre la contrainte
et l’autonomie.
Le projet est un acte d’anticipation et de projection dans le
futur, qui est propre à chaque établissement et à
son histoire ; il est un levier d’action et sa réalisation
se fonde en amont sur l’élaboration d’un programme
et d’un cahier des charges.
Un lien permanent existe entre une réflexion préalable et
une action future car cela doit permettre au projet de répondre
au mieux aux besoins et attentes de chaque établissement ; c’est
pourquoi, il est important que tous les membres de la communauté
éducative participent à l’élaboration du projet
et s’investissent dans cette démarche.
Cette conception positive et prospective du projet, issue des théories
du management américain des années 1960/1970 et de l’innovation
pédagogique constante, fait désormais partie intégrante
de la culture du système éducatif comme le souhaite d’ailleurs
j.p Obin et f.Cros dans leur ouvrage intitulé « le projet
d’établissement » :
« Si elle veut être crédible aux yeux de la société,
une institution doit se référer à un projet. C’est
comme cela que l’on parle aujourd’hui ( …) de projet
d’établissement scolaire ».
Le management participatif, soutenu en France par une Sociologie des institutions
(Crozier), propose de mettre l’acteur en position centrale en lui
permettant de proposer des solutions locales, adaptées à
un dysfonctionnement repéré.
D’après les auteurs cités plus haut, l’origine
du projet réside dans la recherche de « cohérence
» et il s’impose donc comme un axe de pilotage du système
éducatif :
- cohérence à l’intérieur de l’établissement
: entre les différents acteurs.
- cohérence entre l’établissement et son environnement
: familles, entreprises.
- cohérence entre établissements scolaires : a tous les
niveaux(local, régional et national) et autour d’objectifs
communs.
- cohérence de l’institution elle-même : dans son
fonctionnement, ses objectifs.
- cohérence avec les attentes et évolutions actuelles
II-L’émergence du projet d’établissement
A-Le projet d’action éducative (PAE)
Tout d’abord, rappelons que depuis 1973, les établissements
ont la possibilité d’utiliser 10% du temps global scolaire
pour décloisonner les disciplines et favoriser ainsi, l’émergence
de pratiques transversales qui permettront à l’établissement
de prendre place dans l’environnement socio-économique et
culturel qui l’entoure.
Ensuite, entre 1979 et 1981, la création des « Projets
d’Action Educative » répond aux mêmes objectifs
des 10% avec toutefois un effort particulier en direction de la lutte
contre les difficultés scolaires et pour la recherche de solutions
de remédiation personnalisées.
Par exemple, un établissement engagé dans un PAE a la possibilité
d’utiliser une partie de ses moyens (financier, immobilier…)
pour mettre en place une structure ou une politique éducative,
dans le but de répondre à un problème particulier
qui a été rencontré par les membres de la communauté
éducative.
Le PAE doit être validé par l’autorité académique
chargé de contrôler sa légitimité et d’accorder
ou non les moyens nécessaires à sa mise en place ; il existe
aussi des moyens complémentaires qui peuvent être affectés
aux PAE par les collectivités territoriales, le monde économique
ou associatif c’est-à-dire les partenaires.
Le PAE constitue donc un degré d’autonomie et d’innovation
pédagogique offert aux établissements, même s’il
reste contrôlé par les autorités académiques.
Sur le terrain, la création des PAE coïncide avec la naissance
du « collège unique » qui, après avoir résolu
le problème quantitatif d’un accueil de masse des élèves
et confronté aux difficultés scolaires des nouveaux publics
; les pratiques éducatives s’enrichissent, on parle alors
d’interdisciplinarité, de transversalité des enseignements.
L’innovation pédagogique essentielle réside tout de
même dans la politique de discrimination positive qui se met en
place ; l’égalité républicaine est effectivement
rompue, dans un souci de justice scolaire et sociale qui propose de «
donner plus à ce qui ont le moins » et ainsi, elle se donne
les moyens de lutter contre l’échec scolaire grandissant.
B-Le projet : une obligation légale
Encouragée par la mise en place de la décentralisation,
c’est véritablement avec la loi d’Orientation de 1989
que le projet d’établissement devient une obligation même
s’il fait partie d’un mouvement amorcé précédemment.
En effet, à l’origine deux idées-forces vont favoriser
son développement : d’abord, l’établissement
est reconnu comme le niveau stratégique et optimal d’innovation
pédagogique (la classe étant jugée trop étroite
pour les innovations) et ensuite, il s’agit de leur offrir plus
d’autonomie afin que chacun puissent prendre en compte ses disparités
et ses richesses locales.
L’article 18 de la loi d’Orientation généralise
cette obligation à l’ensemble des établissements scolaires
:
« Les écoles, collèges, legt et lp élaborent
un projet d’établissement. Celui-ci définit les modalités
particulières de mise en œuvre des objectifs et programmes
nationaux. Il fait l’objet d’une évaluation ; il précise
les activités scolaires et périscolaires prévues
à cette fin(…) ».
C-Le contenu du projet
La circulaire du 17 mai 1990 définit le projet et la démarche
dans laquelle il doit être élaboré, mis en place et
évalué.
Le projet apparaît alors comme nécessaire pour parvenir à
gérer à la fois, l’unicité des objectifs nationaux
et, la diversité des établissements (type, taille, spécificités
des publics accueillis, environnement).
Le but du projet consiste donc à articuler une politique nationale
à des spécificités locales pour assurer une meilleure
réussite des élèves.
Voici la définition officielle que l’on peut retenir :
« C’est l’ensemble cohérent des méthodes
et moyens spécifiques que l’établissement se donne
pour atteindre les objectifs nationaux de réussite des élèves,
en intégrant les données de son histoire et de son environnement,
les contraintes auxquelles il est assujetti et les atouts dont il dispose
».
D-L’élaboration du projet
Il s’agit de choisir et de mettre au point ce qui va figurer au
projet pour un temps donné ( environ 3 à 5 ans).
En effet, tout ne peut pas se faire en même temps et il faut donc
retenir des priorités réalistes (selon les possibilités
de l’établissement) et mobilisatrices (tous les personnels
sont concernés).
Au niveau de l’établissement, il existe sept points importants
mis en avant par F.Cros dans « Comment faire un projet d’établissement
? » pour définir le rôle du projet ; celui-ci doit
permettre :
- d’identifier les caractéristiques de l’établissement,
son histoire.
- de mettre en cohérence les activités des membres et
des divers groupes.
- de rechercher collectivement l’amélioration des pratiques
pédagogiques et éducatives (créer une dynamique
interne).
- de définir les voies de l’action, définir les
priorités, les résultats à atteindre et les moyens
d’y parvenir.
- de faire connaître auprès de ses partenaires, le sens
de l’action qu’il conduit et d’ouvrir le dialogue.
- de préciser la spécificité de l’établissement,
le cadre de son autonomie, de situer les zones de responsabilité,
d’initiative, d’action, des différents acteurs dans
le concept d’une gestion participative.
- de se donner la possibilité de mesurer les progrès
accomplis et de corriger les écarts constatés.
Le projet est donc l’expression d’une volonté de changement
et d’action mais dans le cadre réglementé du système
éducatif, qui exige le respect stricte de la loi (neutralité,
gratuité), le respect de la réglementation nationale(programmes,
horaires) et la contrainte budgétaire (moyens constants).
III-La logique institutionnelle du projet
A-L’établissement, une instance autonome
Un des décret de la loi Haby de 1975 parle des collèges
et lycées en terme d’ « établissements publics
nationaux » et leur accorde une autonomie administrative, financière
et pédagogique.
Ce processus d’autonomisation s’accélère dans
le cadre des grandes lois de décentralisation de 1982/1983.
Ainsi, dans le second degré, les établissements scolaires
deviennent des EPLE (loi du 22/07/1983) et disposent de nouveaux droits
dont celui d’entreprendre, d’acquérir et de s’engager,
notamment par le biais de son organe décisionnel qu’est le
conseil d’administration.
B-La discrimination positive
La politique de discrimination positive rompt l’égalité
républicaine pour redistribuer des moyens aux établissements
les plus en difficultés ; le but étant de localiser les
actions de luttes contre l’échec scolaire.
Ce mouvement de territorialisation de la politique scolaire donne naissance
en 1981 à la création des ZEP qui, face à l’impuissance
des solutions standardisées et centralisées, tente d’impulser
une dynamique locale.
Elle vise à accroître la responsabilité des acteurs
de l’établissement et à améliorer la qualité
des services fournis aux usagers, mais aussi à transformer les
pratiques internes au système en vue de les faire évoluer
grâce aux initiatives de terrain plutôt que par circulaire
nationale.
Il revient donc au chef d’établissement et à la
communauté éducative de se mobiliser en vue d’atteindre
les objectifs communs qui articulent les objectifs nationaux avec les
spécificités locales.
IV-La démarche de projet
La démarche de projet doit être collective et définir
des objectifs et des plans d’action fondés sur la responsabilité
et l’autonomie.
Il existe quatre phases fonctionnelles à la mise en œuvre
du projet :
- une étape d’analyse : c’est le diagnostic de l’établissement
et de la spécificité de son environnement ; c’est
un état des lieux des besoins, la prise en compte des objectifs
nationaux, le repérage des difficultés rencontrées.
- une étape des objectifs : elle définit les objectifs
prioritaires pour une période donnée, et organise ces
objectifs dans un souci de cohérence. Il comprend en général
4 axes : pédagogique, vie scolaire, orientation et ouverture
de l’établissement sur son environnement culturel, économique
et social.
- une étape de mobilisation des moyens : d’après
les objectifs retenus, il faudra constituer une équipe de pilotage,
déterminer des ressources financières, organiser l’emploi
du temps….
- une étape de réalisation : elle doit prévoir
des moments de régulation, la formation des personnels, l’utilisation
des moyens, les équipements nécessaires.
La prise en compte de la complexité dans le projet d’établissement
nécessite un travail d’équipe chargée de le
piloter ; ce comité de pilotage n’est pas officiel et sa
composition est donc libre mais il joue un rôle décisif pour
le conseil d’administration dont il assure la maîtrise d’œuvre.
V- L’évaluation
Le projet d’établissement est un dispositif qui doit être
cohérent, réfléchi et contrôlable tant au niveau
de l’élaboration qu’au niveau des résultats.
Il y a donc deux niveaux d’appréciation du projet :
- au niveau du projet lui-même : le conseil d’administration
propose le projet, dans le cadre de l’autonomie conférée
par la loi aux EPLE, à l’autorité académique
qui le valide, l’améliore ou le rejette.
- au niveau des résultats : l’évaluation s’effectue
en interne par les acteurs et les partenaires du projet et en externe
par l’autorité académique et les corps d’inspection.
La démarche de projet se présente sous la forme d’un
document écrit qui est voté au conseil d’administration
et qui formalise l’engagement des différents partenaires.
Ensuite, l’établissement peut demander un certain nombre
de moyens en équipement, en formation et, organiser son budget
global en fonction des priorités qu’il a choisi
En fin d’années scolaire, le chef d’établissement
dresse un bilan de fonctionnement et de réalisation du projet ;
on pourra se servir de celui-ci comme un outil de pilotage.
VI- La notion de bassins et de réseau
D’après la loi de 1989, les EPLE doivent élaborés
obligatoirement un projet d’établissement et « s’associer
pour l’élaboration et la mise en place de projet commun notamment
dans le cadre de bassin de formation ».
A-La notion de bassin
Elle regroupe un ensemble d’établissements situés
dans un même quadrillage géographique et qui présente
une cohésion culturelle, économique ou sociale ; la réunion
de tous les chefs d’établissement d’un même bassin
par l’autorité académique répond au souci :
- d’améliorer la coopération entre les établissements
et d’offrir un choix diversifié de formations aux élèves.
- d’assurer une meilleure liaison entre les différents
établissement du premier et du deuxième degré.
- de développer une coopération entre les lycées
et les entreprises.
( le district : entité géographique fonctionnelle de référence)
B-La notion de réseau
Les réseaux sont des structures officielles de réflexions
et de propositions notamment en matière d’auto-formation.
Il réunit des chefs d’établissements et des partenaires
extérieurs qui s’associent pour résoudre les problèmes
auxquels ils sont confrontés ou pour concrétiser des projets.
Un établissement peut appartenir à plusieurs réseaux
:
- de type géographique : réseau réunissant tous
les établissements de bassins.
- de type spécifique : réseau qui réunit les EPLE
proposant la même formation spécialisée ( électronique,
maçonnerie…).
L’objectif des réseaux est la mise en commun des moyens
des établissements pour assurer une meilleure efficacité
sur le terrain et ainsi, permettre à l’usager de bénéficier
d’une formation diversifiée.
C-Le fonctionnement
D’après la loi d’Orientation de 1989 et « du
nouveau contrat pour l’école » dans les années
1990, le projet d’établissement doit se développer
dans le cadre de réseaux d’établissement qui sont
regroupés en bassins.
Le but recherché étant de garantir à l’usager
un service public homogène sur tout le territoire.
Sur le terrain, le fonctionnement des réseaux demeure variable
et toujours lié à l’histoire et l’environnement
du bassin qui le constitue.
Finalement, la dynamique crée par les réseaux est indéniable
et notamment, grâce à la motivation et l’implication
des acteurs ; un des points positifs qui caractérise les réseaux
et les bassins reste surtout la coopération qu’il a encouragé
entre établissements et l’ouverture aux partenaires extérieurs
de l’éducation nationale.
Les ZEP et récemment, les REP (réseau d’éducation
prioritaire) s’inscrivent dans cette dynamique de réseau
qui rassemble les établissements pour optimiser notamment, l’utilisation
des équipements et des installations.
La notion de réseau a permis, entre autre, aux établissement
de mutualiser leurs recherches et leurs innovations pédagogiques
pour permettre une meilleure réussite des élèves.
De plus, la politique de réseau s’inscrit dans une dynamique
de projet puisqu’elle part d’une situation à améliorer,
propose des priorités et fait l’objet d’une évaluation.
VII-Conclusions
A-Un bilan contrasté
Nous pouvons considérés que l’ensemble des établissements
est aujourd’hui doté d’un projet , l’objectif
quantitatif à donc été atteint mais qu’en est-il
de l’objectif qualitatif ??
Tout d’abord, les enquêtes diligentées par la division
de l’évaluation et de la prospective soulignent des points
importants de résistance :
- Au niveau des personnels :
- les personnels de l’EPLE acceptent difficilement le modèle
de l’entreprise comme référence.
- ils rejettent la notion de pilotage, d’évaluation qu’ils
estiment contraires à l’éthique éducative.
- Au niveau structurel :
- Les EPLE sont soumis à une forte pression tant par les autorités
académiques que par les acteurs et usagers, il est donc parfois
difficile de contenter tout le monde.
- il existe une crainte concernant l’autonomie des EPLE de la
part de l’institution et des pouvoirs locaux.
- Au niveau financier :
- il existe de réelles difficultés pour obtenir les financements
nécessaires à la mise en œuvre des projets.
- la gestion des moyens financiers semble avoir évoluer moins
vite que les projets eux-même.
Une critique récurrente émerge de la part des personnels
qui redoutent l’éclatement de l’unité des services
publics, néanmoins force est de constater que le pouvoir et l’autonomie
accordée aux EPLE à permis une meilleurs prise en compte
des spécificités et initiatives locales.
B-Les avancées du projet
- il est l’expression concrète de l’autonomie de
l’établissement ; il est visible et consultable par tous.
- le projet conforte la crédibilité de l’établissement
car à travers lui, il montre sa capacité à innover,
à écouter les besoins de ces usagers et à s’auto
évaluer.
- il permet de meilleures relations professionnelles entre les acteurs
et les personnels puisque chacun peut proposer, innover, créer.
- le chef d’établissement n’est plus isolé
et travaille avec différents partenaires.
- la démarche de projet rapproche conception et décision
du lieu de sa réalisation (l’établissement) favorisant
ainsi l’ouverture et l’implication dans des initiatives
locales.
La dynamique de projet constitue une théorie du management adoptée
par l’ensemble des EPLE, dans le but de l’amener à
trouver en lui-même les solutions de son amélioration et,
de s’inscrire dans une démarche de qualité plutôt
que dans une politique qui demanderait toujours plus de moyens financiers,
humains….
Le notion de projet a permis de responsabiliser les différents
acteurs, de se projeter dans l’avenir et de promouvoir une culture
de l’évaluation dans le système éducatif.
C-Actualités dans les lycées et les collèges
Les nombreux textes de 2000 et en particulier celui du 5 avril 2001
concernant les « orientations sur l’avenir du collège
» préconisé par J.Lang font du projet d’établissement
une politique davantage formelle et normative que volontariste :
« (…) dans un contexte d’autonomie renforcée,
le projet d’établissement est un outil de pilotage au sens
ou il doit exprimer les priorités de la politique pédagogique
de l’établissement, compte tenu du contexte qui est le sien
et de ses résultats ».
Pour mener à bien ces objectifs, le ministre se donne différents
moyens, ainsi dès la rentrée 2001, il propose :
- la globalisation concernant les moyens pédagogiques qui seront
inclus dans la dotation globale horaire ; elle vise à renforcer
l’autonomie des établissement au delà des horaires
réglementaires.
- le renforcement de l’autonomie pédagogique et éducative.
- la contractualisation entre les établissement et les autorités
académiques ; le contrat pourrait concerner les modes de suivi
et d’évaluation, les formations ainsi que les moyens que
l’établissement reçoit.
- l’évaluation des résultats obtenus en fonction
des priorités inscrites au projet d’établissement.
Le projet ne doit donc pas être perçu comme un outil de
contrôle au service des autorités académiques mais
plutôt comme « un outil de dialogue, (…) un document
de référence pour des actions d’accompagnement de
l’établissement dans la mise en œuvre de son projet
»(J.Lang).
Ces nouvelles orientations en matière de contrat et de projet seront
explicités au niveau de chaque académie pour permettre une
mise en œuvre sur le terrain assez rapidement.
Bibliographie :
- « Le projet d’établissement » de F.Cros et
J-P Obin, Hachette Education, 1991.
- « Vie scolaire et projet d’établissement »,
dans la revue des établissements, édition Wéka,
mai 1998.
- « Le projet d’établissement » dans le cadre
fonctionnel du système éducatif, par C.Lafond (cpe) et
M.Vauthier (principal), cours du cned 2002.
Naoun zohra
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