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Le lien « Maquettes (PDF, RTF)» fournit des exemples de fiches possibles, l’une est en mode partenaire, l’autre en mode indépendant. Des indications complémentaires sont fournies à partir du lien « Variantes de l’outil » dont l’objectif est d’inspirer des adaptations sans doute nécessaires en fonction des différents contextes et du type d’autorité souhaité par les utilisateurs.
Le numéro de la Fiche de liaison est indiqué en haut à gauche de la fiche, afin de bien situer les comportements et de justifier l’augmentation progressive des sanctions dans la perspective de la récidive : le même acte dans la fiche n°1 n’est pas l’expression d’une intention systématique de nuire. Il n’en va pas de même si on en est à la fiche n°3 ou 4, par exemple. Cet indice peut permettre de justifier un manque d’équité purement apparent, si deux élèves qui ont commis le même acte au même moment ne sont toutefois pas sanctionnés de la même manière. Il sera ainsi beaucoup plus facile de montrer que la différence de traitement est simplement déduite de la prise en considération du numéro de la fiche, ce qui induira l’idée que toute résistance ne fait que compromettre davantage l’élève et ne lui permet pas de focaliser son argumentaire sur l’énervement qu’il pourrait plus facilement induire chez un professeur dépourvu de fiches clairement tenues à jour. La bonne tenue des fiches doit permettre au professeur de canaliser ses propres émotions, sa propre agressivité naturelle. A chaque fois que vous paressez agressif, vous paraissez injuste, ce qui nuit à votre autorité. Les membre d’un groupe recherchent en priorité une protection efficace contre d’autres membres (d’où le phénomène de leadership du caïd) et en second lieu que cette protection soit juste, afin de garantir la stabilité émotionnelle du groupe et d’apaiser les conflits entre les personnes par un arbitrage lisible et efficace. Savoir vers qui il faut se tourner pour obtenir une protection efficace contre le groupe est le premier objectif d’un élève, dès son arrivée dans la classe. Lorsque la ou les personne(s) capable(s) d’assurer ce pouvoir est/sont identifiée(s), on observe alors un phénomène de « basculement » de la majorité de la classe en sa faveur, pour une raison qui n’a rien de moral, mais qui repose sur l’impératif de sécurité. En effet, sans sécurité, la notion de morale et celle de justice ne sont que des vues de l’esprit. Dans un second temps, on recherchera à s’afider au pouvoir le plus juste, parce qu’il représente une double forme de sécurité, d’abord par sa capacité à apaiser les conflits sur le long terme, ensuite parce qu’on obtient ainsi l’assurance que la personne offrant une protection efficace ne formulera pas d’exigences inéquitables qui causeraient d’éventuels préjudices par la suite. L’autorité sur un groupe est donc toujours et nécessairement un phénomène politique. L’ensemble de la classe basculera toujours du côté du vainqueur et ce à n’importe quelles conditions, ou presque. Il faut donc construire votre autorité d’une manière solide, étayée par des preuves de votre efficacité, de votre cohérence jusque dans les conséquences et de votre sens de l’impartialité et de l’équité, puisque vous vous soumettez vous-mêmes aux règles dont vous êtes l’arbitre. Face à ce dispositif bien structuré, la forme de leadership charismatique assurée par le caïd semblera vite incertaine, précaire et sans codification claire susceptible d’inspirer confiance. L’autorité sur un groupe ne peut être fondée sur un approche strictement morale de ce phénomène, du fait que ce qui provoque le soutien du tyran contre la « belle âme », c’est précisément qu’elle n’a, pour reprendre le mot célèbre de Hegel, pas de mains et que des « mains sales » offrent de meilleures garanties contre les injustices du groupe qu’un maître purement juste et totalement laxiste. Toutefois, ce serait une grave erreur que d’imiter les procédés autoritaires des caïds, car la déontologie du métier de professeur comprend l’acte d’éduquer et éduquer, c’est permettre à l’élève de comprendre, selon le mot d’Hannah Arendt, que « L’autorité implique une obéissance dans laquelle les hommes gardent leur liberté » (La crise de la culture). Or, la liberté ne saurait être compatible avec l’obéissance à des règles arbitraires et injustes, c’est pourquoi l’éducateur doit toujours, à la différence du caïd, fonder son autorité et ses commandements sur des principes qui limitent ou donnent une mesure à son pouvoir d’après des lois édictées dans l’intérêt immédiat des élèves. Pourquoi est-on soumis au stress d’un certain nombre de provocations ? Parce que leur principal objectif est de vous conduire à prendre des décisions injustes ou contestables, ce qui n’est pas exactement la même chose, mais peut se révéler politiquement tout aussi désastreux. Ces provocations ont pour but de vous énerver afin d’administrer la preuve de votre arbitraire et de votre partialité dans le choix des remarques ou des sanctions. Plus vous succomberez à ces tentations, plus votre position sera affaiblie par rapport au groupe et plus il deviendra intéressant et « rentable » de multiplier les provocations, dans la mesure où vous donnez ainsi la tête la première dans les pièges qui vous sont instinctivement tendus par certains élèves. Ces fiches sont destinées à vous offrir des repères et des directives stables pour contrôler des situations instables et floues. Ces fiches ne peuvent éliminer les conflits qui sont un phénomène tout à fait naturel (dans certaines proportions), surtout chez l’adolescent dont une étape du développement consiste à manifester son courage en défiant l’autorité des adultes. Ces fiches sont destinées à vous donner des repères dans la gestion des conflits et notamment dans les cas de désobéissance afin que l’opposition ne s’envenime pas et ne devienne pas celle de deux individus, mais d’un individu par rapport à une loi qui se trouve arbitrée par l’adulte. L’objectif de ces fiches est de vous permettre de focaliser en priorité votre attention sur certains comportements, alors que la stratégie de certains élèves ou de certaines classes particulièrement agitées est de multiplier les formes et les aspects du désordre afin de vous pousser à la faute au sujet de la distinction cruciale entre comportements de gravité légère, moyenne et lourde. En réalité, ces formes sont en nombre beaucoup plus limité qu’on ne le croit habituellement, car on peut réduire cette diversité apparente à des catégories par rapport auxquelles il est possible de mener des réflexions anticipées et de décider d’un cadrage consensuel entre collègues, à condition de recourir à des échanges d’analyses de pratiques sur ces items et sur les dispositions à mettre en œuvre pour canaliser certains comportements indésirables. Sans repères comportementaux fixés à l’avance, il est probable que vous serez amenés à confondre ces catégories dans le vif du sujet et que vous aurez non seulement à en subir les conséquences à court terme (se justifier par rapport à des réactions inappropriées), mais encore à long terme, car vous donnez ainsi des signes involontaires de ce que la brèche dans votre défense se situe à cet endroit précis.
Descriptif dynamique Dans les Fiches, la colonne de gauche précise les comportements : on peut l’aménager à sa guise, à condition de respecter ces trois critères fondamentaux : 1. gravité moyenne, c’est-à-dire
comportements tout à fait sanctionnables, mais seulement après
avoir procédé à des sommations d’usage, La colonne centrale est à remplir par le professeur qui, en mode partenaire seulement, remet la fiche à l’élève en fin de cours, pour signature des parents, des tuteurs ou de l’élève majeur lui-même. Une variante possible consiste à ne pas toujours faire signer la fiche en mode partenaire, mais seulement quand on en juge le moment opportun. Si l’élève refuse de prendre sa fiche à la fin du cours, si elle disparaît, est rendue avec du retard ou non signée, le passage en mode indépendant est automatiquement induit par ces comportements. Il convient évidemment d’informer les élèves de cette règle d’automatisme à l’avance, même s’il est toujours possible d’en limiter l’effet à une seule fiche en « mode indépendant » avant de retenter éventuellement une expérience en « mode partenaire ». A chaque professeur de concevoir son propre code, du moment qu’il est clairement compréhensible et a été communiqué à l’avance aux élèves et à leurs parents. En mode indépendant, le professeur conserve en permanence les originaux des fiches, il peut toutefois en remettre des photocopies à faire signer dans le but de préparer un entretien avec les parents, par exemple. D’un point de vue ergonomique, ces fiches sont très pratiques, car, d’une part, elles fournissent autant de modèles de rapports pré-remplis et, d’autre part, les fiches des élèves les plus agités se placeront d’elles-mêmes au sommet de la pile des fiches de chaque classe. On obtient ainsi un classement involontaire, mais tout à fait objectif permettant d’accentuer la pression sur les cas les plus difficiles. Une photocopie de format A4 en recto-verso ou A3 en recto simple suffit à l’établissement et au renouvellement de toutes ces fiches. A présent, nous allons distinguer les deux principaux modes de conception et de fonctionnement de ces fiches. L’adoption et le passage d’un mode à l’autre est à la discrétion du maître. Toutes les combinaisons sont possibles dans le respect de la liberté pédagogique et de la responsabilité de la marche de la classe qui incombe au professeur. La seule condition de l’exercice de cette liberté est que le professeur choisisse la fiche correspondant à son mode de fonctionnement (« partenaire » ou « indépendant ») et communique cette information aux intéressés.
En « mode partenaire » Au bout d’une ou plusieurs observations, si aucune amélioration n’est constatée, un entretien est à prévoir avec l’élève, les parents, éventuellement la direction (ou l’équipe éducative) et le professeur. Les parents s’engagent à soutenir le professeur dans l’éducation de leurs enfants, afin que de tels comportements disparaissent et que la classe soit agréable et sans tensions : Signature des parents : le respect des règles précédentes est la conséquence directe du principe de l’obligation scolaire qui a été proclamée comme l’un des droits fondamentaux de l’homme. L’obligation d’assiduité et l’obligation de travail procèdent directement du droit à l’éducation inscrit dans la Déclaration universelle des droits de l’homme (art. 26) et dans le Préambule de notre Constitution. Les enseignants sont les dépositaires et les garants du respect et de l’application de ces droits inaliénables, c’est-à-dire auxquels même l’intéressé lui-même, ses parents ou ses tuteurs légaux ne peuvent renoncer. Au cas où les signalements précédents (voir Maquettes, RTF ou PDF) constituent un ensemble pour lequel il faut trouver une solution disciplinaire, un engagement écrit sera établi lors de l’entretien avec l’élève et ses parents fixant l’un (ou plusieurs) des objectifs à améliorer et un travail de réintégration à accomplir en gage de bonne foi, au cas où la promesse ne serait toujours pas tenue, même après cet engagement écrit. A partir du troisième contrat de comportement, les travaux de réintégration arbitrés deux fois par les parents n’ayant pas prouvé leur efficacité, ceux-ci sont fixés par l’équipe éducative et/ou le chef d’établissement, mais jamais par le professeur lui-même qui ne fait que requérir comme partie et non comme juge. Une variante facile à établir peut consister à conserver le pouvoir de punir entièrement entre les mains du professeur, comme le BO du 13 juillet 2000 le prévoit. Plusieurs variantes sont possibles, même si nous présentons ici la plus audacieuse et sophistiquée (mais peut-être aussi la plus prometteuse, nous expliquerons pourquoi dans le Commentaire de l’outil). Contrat de comportement passé avec les parents
et rédigé lors de l’entretien entre les différents
partenaires éducatifs :
Après ce bilan, cette feuille (recto-verso) est classée et on en établit une nouvelle.
En « mode indépendant »
A discrétion du professeur, un entretien peut être prévu avec les parents, éventuellement la direction (ou l’équipe éducative) et l’élève. L’ordre du jour d’un entretien avec les parents peut être immédiatement fourni par l’examen de la fiche de liaison dont le professeur communique une photocopie aux parents. On peut ainsi convoquer plus souvent les parents en concevant des entretiens plus courts grâce à l’encadrement par cet ordre du jour clairement délimité. Il faut éviter tout jugement de valeur sur l’enfant ou même tout jugement global et se contenter d’énoncer, fiche à l’appui, les différents comportements ponctuels reprochés et demander simplement qu’ils ne se reproduisent plus, en s’en tenant strictement aux faits. On peut éventuellement faire remarquer qu’il s’agit là d’indicateurs comportementaux n’ayant pas de prétention à l’exhaustivité. Toutefois, ils sont le reflet de difficultés de conduite tout à fait réelles. On donne alors à l’élève des objectifs de conduite à améliorer en fonction de consignes claires et lisibles sur la fiche elle-même. En effet, certains élèves prétendent que les règlements intérieurs sont trop longs, complexes et sans conséquences détaillées en cas de non respect. Ces fiches permettent de répondre à une telle objection dans un esprit de transparence et d’efficacité préventive. A la place du « contrat de comportement »
dans l’esprit du précédent mode partenaire, on peut
à présent imaginer un tableau simplifié ou même
une simple case blanche pouvant par exemple contenir les informations
suivantes :
Après ce bilan, cette feuille (recto-verso) est classée et on en établit une nouvelle.
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