UCFR
Sciences de l'Homme et Philosophie
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Comment appliquer l’outil ?
Vous pouvez étudier et suggérer les meilleures présentations
possibles destinées à faire accepter l’outil, ce
travail est ouvert à votre imagination et expérience :
1. Mise en œuvre progressive : en fonction des comportements
identifiés, on fait écrire par les élèves
règle par règle comme suite à chaque type d’acte
constaté. Puis, il convient d’associer une couleur d’écriture
à tel ou tel type d’acte et on se contente de noter la
date du phénomène dans le carnet de notes au niveau du
nom de l’élève. Enfin, à partir d’un
certain nombre d’items, on peut introduire les fiches dans la
variation complète que l’on aura choisie, comme une forme
de simplification et de clarification des conditions précédentes.
Par exemple, on écrira dans le cahier de cours pris à
l’envers : « Les déplacements injustifiés
sont suivis de sommations, puis seront sanctionnés », etc. 2. Conditions d’exercice particulièrement dégradées
: dans certains cas, le chaos est déjà tellement installé
dans la classe qu’on ne ferait plus que remplir les fiches pendant
chaque heure de cours : 1. pourquoi ne pas prendre le taureau par les
cornes, si des sanctions en résultent assez rapidement ? 2. sélectionnez
parmi les différents items ceux qui vous semblent à respecter
en priorité, concentrez votre action sur ces objectifs partiels
et ne donnez suite aux autres items qu’une fois ces objectifs
partiels suffisamment remplis. Dans ce cas, il faut bien sûr que
la version des fiches que vous distribuez soit en adéquation
avec ce que vous pouvez punir ou sanctionner. N’avouez pas votre
impuissance en laissant apparaître des items que vous ne pouvez
pas remplir à chaque fois que ces comportements se manifestent
dans la classe. Mieux vaut ne pas faire apparaître un item sur
les fiches plutôt que de laisser des failles et des incohérences
dans le système des sommations-sanctions. Il ne faut jamais se
retrouver dans la situation de faire comme si on n’avait pas vu
quelque chose se produire et il ne faut pas non plus se laisser manipuler
en agissant sur simples dénonciations entre élèves.
Choisissez donc deux, trois ou quatre items, puis avancez vos pions
un peu plus loin à chaque fois que du terrain a été
gagné sur les items que vous avez décidé de faire
appliquer en priorité. A la fin, vous pourrez donner votre version
complète de l’outil de vie de classe, comprenant tous les
items qui vous semblent devoir être appliqués en suivant
cette procédure de tolérance zéro et de total respect
envers les élèves. 3. Mise en œuvre rapide : au début de l’année,
après une analyse de la pertinence des items en fonction du contexte
d’exercice, ou bien comme suite à une variété
d’actes, pour repartir sur des bases nouvelles, en association
ou non avec un ou plusieurs collègues, on donne lecture aux élèves
et aux parents de la version des fiches de liaison que l’on aura
élaborée à partir des exemples accessibles à
partir du lien hypertexte intitulé « Maquettes ».
On expose le mode de fonctionnement choisi et on fait signer l’information
par les parents. On peut aussi proposer d’inscrire au projet d’établissement
une version ou simplement le modèle général de
l’outil de vie scolaire, chaque professeur pouvant dès
lors utiliser des variantes dans certaines limites définies d’un
commun accord. 4. A présent, à vous d’imaginer comment on peut
suggérer de nouvelles pistes ou témoigner d’expériences
analysant les conditions d’application de l’outil…
vos contributions par l’intermédiaire du forum peuvent
perfectionner ces quelques réflexions en les corroborant ou en
les critiquant sur tel ou tel point de mise en œuvre en fonction
d’idées ou d’exemples. Un archivage pourra s’en
suivre en complément du travail actuel.
Auteur : Mathieu Kessler
Automne 2003
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