| Résumé de la
présentation :
Depuis vingt ans, l’institution scolaire
a été saisie d’une urgence : l’éducation
à la citoyenneté. On ne compte plus les actions destinées
à répondre, dans la pratique, au déficit d’esprit
civique, déploré sur le terrain, stigmatisé
dans la presse et analysé par diverses enquêtes. Aujourd’hui
un doute existe : tout cet investissement n’a-t-il pas échoué
?
Parallèlement, le phénomène
émergent depuis vingt ans désigné sous les
expressions variées d’affirmations ou revendications
identitaires, identités ethniques, ethnicisation, communautarisme…
n’oblige-t-il pas à s’interroger sur la laïcité
et sur les modalités d’éducation à la
citoyenneté ?
Tout le monde reconnaît que l’éducation
à la citoyenneté est fondamentale. Apprentissage du
« vivre ensemble », l’éducation laïque
devrait permettre la coexistence paisible ou pacifiée de
multiples appartenances sociales, culturelles, mais aussi idéologiques,
politiques, religieuses, ethniques. Ce consensus n’est –il
pas plus incantatoire que réaliste ? Le corps enseignant
apparaît souvent divisé dans les conduites à
tenir (loi sur les signes religieux).
Ces questions ouvertes sont des enjeux importants
de formation… chacun peut constater des écarts sensibles
entre les intentions affichées et les réalisations
concrètes. Ces deux journées sont un effort de lucidité
rétrospective et prospective pour baliser de nouvelles pistes
de travail en particulier en vue de la formation des maîtres. |